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Blog d'un païen sur le polythéisme grec: croyances, pratique, vision du monde.

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Julius Pomponius Laetus

  : Ajouté le 20/6/2009 à 15:43

Cet humaniste italien (1425-1498), dont le nom originel était Julio Pomponio Leto, fut à Rome l'élève de l'éminent Lorenzo Valla, dont il fut le successeur à l'université dans l'enseignement du latin (ses cours avaient dit-on un grand succès). Passionné par l'antiquité, il fut le premier éditeur des traités d'agriculture de Caton l'ancien et de Columelle. Il fut également l'auteur d'un condensé d'hitoire romaine et de commentaires sur les auteurs classiques. Il préconisait une morale stoïcienne plutôt que chrétienne.

Il fonda en 1460 une académie dont les membres avaient adopté et donné à leurs enfants des noms païens, jouaient des pièces de théâtre, adoraient le genius de l'empire et fêtaient l'anniversaire de la fondation de Rome par des cérémonies païennes dans lesquelles Laetus portait le titre de pontifex maximus. Certains voulaient restaurer la république romaine.

Dénoncée aux autorités en 1468 et considérée par le pape Paul II comme un foyer de paganisme et d'hérésie, l'académie fut dissoute et Pomponius Laetus arrêté, tandis que Paul II interdisait l'enseignement de la littérature païenne. L'académie reprit néanmoins son activité par la suite.

L'historien Sabellicus, un de ses élèves, a écrit un récit de sa vie.

Tags : italie humanisme leto pomponio julio laetus pomponius julius neopaganisme numinisme

» Catégorie grands noms de l'hellénisme
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Questions à un païen (suite)

  : Ajouté le 12/5/2009 à 09:50

D'autres questions posées à Bacchant

 

Quels sont tes "maîtres à penser" ? (antiques et modernes)
Mon Héros Antique : Alexandre le Grand pour son impétuosité et Julien pour sa tentative de sauvetage de l’Ancien Monde
Mes Philosophes Antiques : Marc-Aurèle et le Stoïcien Epictète
Mes Maîtres à penser Modernes : Alain Daniélou , Christopher Gérard et tous les auteurs dont j’ai oublié le nom…

Qu'est-ce qui t'attires le plus dans la tradition romaine ?
Sa simplicité et sa complexité, sa vision pratique et incarnée en notre monde du Divin, son ouverture aux panthéons extérieurs.
Son panthéon et ses pratiques sont l’héritage des Latins et des Etrusques ainsi que de l’Empire Romain de façon générale. Les influences Grecques sont importantes, particulièrement au niveau des mythes. En effet, les Romains sentaient bien la présence de Puissances et de Génies, sans pour autant avoir développé une mythologie raffinée (tout comme les Egyptiens d’ailleurs).
La religiosité romaine est basée sur la Pietas càd la reconnaissance des devoirs et respects que l’homme doit aux Dieux afin de maintenir l’harmonie universelle (sorte de Dharma, d’Ordre Kosmique). Par le bon agencement et les bonnes relations entre Dieux et Hommes, la Pax Deorum est maintenue.
La religiosité romaine n’est pas une « religion étiquette » au sens moderne d’une simple appartenance spirituelle, c’est une vision du monde et un art de vivre qui jadis se confondait également avec la sphère politique. Aujourd’hui la Religio Romana reste d’actualité comme voie païenne polythéiste naturelle (il n’y a pas de surnaturel, uniquement des événements non-ordinaires ou hors de la compréhension de l’homme, signes envoyés par les Dieux et que les hommes peuvent interpréter).
Les Dieux sont considérés comme des Puissances-Numen… parfois redoutables mais bonnes pour l’homme. La piété des hommes est basée sur le respect des devoirs envers les Dieux. Cela se traduit par l’observance de rites adéquats pour le maintien de l’harmonie générale (Pax Deorum), sans sentimentalisme prononcé. La religiosité romaine ne se limite pas à un simple formalisme rituel sans substance tout comme les livres d’histoire illustrés des premières années de classe voulaient nous le faire croire. Les rites permettent la reconnaissance des justes hiérarchies spirituelles qui structurent le monde : l’homme capable d’une conscience de lui-même assez développée a donc le devoir de rendre les justes hommages aux Dieux. La religion est donc une pratique bien pragmatique (et pas une structure intellectuelle sèche), une forme d’expérience et de relation au monde dont les formes sont fixées par la tradition. Les rites publics sont inflexibles en leur formes (pas d’innovation possible ou alors tout doucement sans trop bousculer, et sont actuellement inexistant ou presque) mais la grande liberté est laissée au culte privé.
Le Panthéon des Douze Grandes Puissances Hellènes existe dans la Tradition Romaine, mais en pratique, certaines Divinités « mineures » sont plus importantes (Fortuna, Ops, Esculape, Faunus, Picus,...) La cohérence et l’harmonie du Panthéon Grec ne s’impriment pas tout à fait dans la Voie Romaine (sans perdre pour autant son importance)… Le Panthéon Romain est davantage un catalogue de Forces, à se concilier en toutes circonstances, et dont les attributions sont parfois très très spécifiques… (Crépitum, le Dieu du pet… le souffle divin est partout…).

Tags : paganisme polytheisme numinisme

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Questions à un païen

  : Ajouté le 30/4/2009 à 09:07

Mes questions à un ami païen, Bacchant, que je remercie encore pour sa participation.

 

 

Comment te définirais-tu spirituellement ?
Ma « voie » est de tradition Latino-Gréco-Egyptienne. Elle est centrée sur le panthéon Romain, avec ses apports Grecs, et les divers syncrétismes ou liens avec l’Egypte et l’ensemble de la Méditerranée. Une grande cohérence, certes bigarrée, émane de l’aire culturelle et cultuelle de ces régions. Avant de m’ancrer dans cette voie, j’ai été Khémite petit à petit sans m’en rendre compte. Cette voie particulièrement ardue par ses concepts et son vocabulaire, je l’ai rendue vivante par des comparaisons avec l’Hindouisme moderne (fonctionnement des temples,…). Petit à petit, je suis venu au panthéon classique, plus approprié à mes cadres intellectuels. J’apprécie la tendance « reconstructionniste » qui permet de rester fidèle, sur base de l’archéologie, au déroulement des anciens rites. Cependant, en l’absence d’un clergé organisé, je perçois rapidement une sécheresse de type académique dans le reconstructionnisme pur. Du fait que je ne souhaite fonder aucune « école » ou filière initiatique transmissible, je m’autorise certaines libertés dans ma pratique spirituelle quotidienne (sur base de lectures, d’intuitions). Ma pratique ne vaut que pour moi-même, sans ambition d’orthodoxie. Mon panthéon reste ouvert à des divinités étrangères selon mes coups de cœur ou envies du moment.
J’ai un grand intérêt pour les syncrétismes issus d'Alexandrie et du bassin méditerranéen en général, ainsi que pour les connexions entre traditions, les diverses manifestations de chaque Divinité dans des courants différents. Par exemple : Shiva-Dionysos.
Comme dans la « Stregheria », je suis également très intéressé par les éléments Etrusques et les syncrétismes Christiano-Païens (l’héritage des traditions populaires renferme, à mon sens, de nombreux trésors à déterrer). De cette façon, je peux aller honorer certaines divinités de façon clandestine dans les lieux de culte Chrétiens.
Mon culte personnel est centré sur : les dieux Lares (dieux domestiques proches du petit peuple), les dieux Pénates (les dieux classiques et mineurs d’élection), les Ancêtres, mon Génie personnel et les esprits et génies de la nature (arbres, lacs, …). Les douze grands Dieux sont vénérés au fil de l’année, sur base du calendrier liturgique Romain plus ou moins adapté à ma sensibilité, ainsi que mes Divinités d’élection quotidiennement.

Quel a été ton parcours dans ce domaine ? (résumé)
C’est une histoire faite d’expériences, de lectures, de rencontres et d’intuition…
Je suis issu d’un milieu Catholique rural, un monde plein de sagesse et de bon sens qui vit encore dans une relative harmonie avec la nature. Là-bas, on ne lit pas la Bible, on se moque bien des pamphlets du pape et ce qui compte, c’est l’efficacité d’un Saint (lisez « un Dieu ») dans telle ou telle situation… Très vite, j’ai senti la proximité charnelle des Etres spirituels dans les activités humaines et la nature, un monde très différent de celui vendu par la multinationale cléricale du Vatican… Mes intérêts pour les religions et le sacré m’ont amené à lire énormément (merci à mon père pour sa bibliothèque non censurée) et à tenter de cerner le mouvement transversal à toutes les quêtes spirituelles… sans jamais y arriver bien entendu.
Entraîné par cette soif de compréhension, et une sensibilité qui me faisait prendre conscience de l’existence d’autres dimensions et Forces non-ordinaires (je préfère ce terme à celui de surnaturel), je suis resté longtemps une sorte de pagano-chrétien rural. Petit à petit, ma vision s’est affinée, particulièrement via mon intérêt pour le Bouddhisme et l’Hindouisme (sans jamais me sentir appartenir à ces religions pour autant), et j’ai redécouvert l’Héritage Latin qui est à l’origine de l’Europe. De fil en aiguille, je suis revenu à Roma Aeterna, non par la porte du Christianisme mais par celle du Paganisme.
Il est important de souligner que cette recherche qui est la mienne n’est pas seulement intellectuelle ou livresque. J’ai eu la chance de côtoyer des guérisseurs, des sorciers de Tradition Chrétienne, des mystiques, et des Spirites de la lignée d’Allan Kardec. Toutes ces personnes, à divers niveaux, m’ont fait percevoir concrètement la présence d’esprits (un mot général pour les défunts, les Dieux, les génies, le petit peuple,…) en notre monde bien matérialiste en apparence.
Lors de la découverte de la Wicca (par des livres), j’ai pris conscience que je n’étais pas seul à cultiver une filiation spirituelle étrange… J’ai alors tenté divers rituels personnalisés, seul ou en groupe, pratiquement toujours pour la vénération des Dieux et Déesses. L’expérience reçue m’a conforté dans la légitimité de mon cheminement. Depuis, l’action contemplative fait partie de ma vie quotidienne.

Tags : paien paganisme hellenisme numinisme dieux deesses

» Catégorie Autres
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