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Blog d'un païen sur le polythéisme grec: croyances, pratique, vision du monde.

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clio, hellenisme | Bloguez.com

Une oeuvre en l'honneur de Clio

  : Ajouté le 12/11/2009 à 21:34

 

 

Une oeuvre numérique de mon cru pour rendre hommage à Clio (Kleiô), muse de l'histoire et de la poésie (spécialement épique, d'où le glissement par la suite vers le domaine historique). Le tableau d'origine est "L'art et la littérature" de W. A. Bouguereau. Comme la muse du tableau écrivait, et qu'il n'existe pas de muse de la littérature, j'ai pensé qu'elle pouvait très bien représenter Clio.

 

Cette muse, je crois l'avoir déjà dit, est particulièrement importante pour moi, puisque l'histoire est l'une de mes occupations principales, et que j'ai donc fréquemment besoin de ses lumières. Elle patronne également la poésie, que je pratique aussi. Je la prie donc assez souvent. Elle n'a malheureusement pas été à ma connaissance très souvent représentée  individuellement, du moins par des artistes renommés. Je ne connais pas non plus de nombreux poèmes/hymnes lui étant dédiés.

 

Horace lui a consacré un de ses odes, dont j'ai trouvé une superbe traduction

 

HORACE, Ode I.12. A Clio

Clio, quel homme, aujourd'hui, quel héros
Va célébrer ta lyre ou ta trompette ?
Quel dieu choisi, dont le nom se répète,
          Par le jeu des échos,

Soit aux abords de l’Hélicon plein d'ombre,
Soit sur le Pinde ou le gélide Hémus,
Monts où jadis on vit les bois émus
          Suivre Orphée, au doux nombre,

Lorsque, arrêtant, grâce à l'art maternel,
Le cours de l'onde et les brises mobiles,
Il entraînait jusqu'aux chênes, dociles
          Ã€ son luth immortel ?

Salut d'abord, selon nos mœurs sacrées,
Au père-roi des hommes et des dieux,
Qui subordonne Océan, terre et cieux,
          Aux saisons mesurées !

Il n'engendra rien de plus grand que lui,
Rien qui l'égale ou l'approche en substance;
Pourtant Pallas, en seconde puissance,
          Près de son trône a lui.

Hardi guerrier, je ne saurais vous taire,
Liber; ni vous, la Vierge bataillant
Dans les forêts; ni vous, Phébus brillant.
          Terrible sagittaire.

Nommons Alcide, et les nobles Gémeaux,
Tous deux si forts, l'un au combat du ceste,
L'autre à cheval: dès que leur œil céleste
          S'ouvre pour les vaisseaux,

L'onde écumante au pied du roc s'écoule;
Le vent s'abat; tout nuage est chassé;
Et le flot rude, à leur guise affaissé,
          Laisse à peine une houle.

Faut-il citer Romulus après eux ?
Le bon Numa ? l'appareil magnifique
Du vieux Tarquin, ou de Caton d'Utique
          Le trépas généreux ?

J'exalterai Régule, avec délice;
Les deux Scaurus; Paul, magnanime cœur
Offrant sa vie au Punique vainqueur;
          Puis l'honnête Fabrice:

Ainsi que lui, c'est par la pauvreté
Que se forma sous le chaume avitique,
Le fier Camille, et Cure au poil rustique,
          Au glaive respecté.

De Marcellus, comme un arbre, à toute heure
Croît le renom. Là-haut brille entre tous
L'astre de Jule: au sein de feux plus doux,
          Telle Phébé majeure.

Du genre humain père et guide fécond,
Fils de Saturne, à toi le Destin même
Remit le grand César: or, dieu suprême,
          Prends César pour second.

Quand il aura, dans sa juste colère,
Brisé le Parthe, agresseur des Latins,
Et refoulé vers leurs climats lointains
          L'Indien et le Sère,

Sur l'orbe entier qu'il règne, à toi soumis.
Toi, sous ton char secouant les airs vastes,
Tu darderas contre les bois peu chastes
Tes foudres ennemis.

Tags : Clio histoire muses deesse grecque deesse deite divinite spiritualite oeuvre d art oeuvre numerique peinture bouguereau

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Les muses

  : Ajouté le 15/7/2008 à 15:42

 

Et quand vint la fin
d'une année et le retour des saisons, elle(Mnémosyne) enfanta neuf
filles, aux cœurs pareils, qui n'ont en leur poitrine souci
que de chant et gardent leur âme libre de chagrin, près de
la plus haute cime de l'Olympe neigeux. Là sont leurs
chœurs brillants et leur belle demeure. Les Grâces et
Désir près d'elles ont leur séjour.

 

C'est ainsi qu'Hésiode décrit la naissance des muses, filles de Mnémosyne, la Mémoire, et de Zeus. Patronnant chacune une discipline, elles sont souvent invoquées dans la poésie ancienne et moderne, par Homère par exemple.

Ce n'est pas pour rien que le mythe en fait les filles de la mémoire: sans elle, il n'y a pas d'art possible. Un homme sans aucune mémoire ne pourrait guère composer ni créer quoi que ce soit. Elles sont en compagnie du Désir et des Graces, comme l'art, qui doit etre mu par le désir de l'artiste et aboutir à la beauté. Leur nom a donné le mot musique et musée

 

"Chacun n'est capable de composer avec succès que dans le genre où il est poussé par la Muse" (Ion, 534c) , dit Platon. Les muses sont celles qui donnent l'inspiration au poète, sans lesquelles celui-ci ne peut rien faire.

Les muses sont des divinités que j'honore souvent, en particulier lorsque j'écris, puisque c'est un domaine privilégié: 6 des 9 muses sont rattachées à un art lié directement à l'écriture. Elles ne sont pas cette image décolorée que certains poètes ont invoqué machinalement: ce sont à mes yeux des réalités vivantes, personnifiant l'inspiration et donnant l'inspiration, médiatrices entre l'homme et les dieux olympiens, élevant le monde à la beauté et donnant vie aux arts et aux sciences.

 

Tags : muses deesses calliope erato clio terpsichore uranie thalie melpomene polymnie euterpe

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