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Voici un bel hymne d'un ami helleniste lui aussi, Pallas.
Je chante maintenant Zeus Maître du ciel et garant de l'ordre Protecteur des faibles Et père aimant de tous les humains. Ta présence puissante et lumineuse Donne le courage et la force A celui qui sait ou te trouver Toi le Cronide, le trés haut Acceptes de recevoir ces offrandes. Dans ta sagesse la plus haute Qui n'est égalée que par ta divine Athena Insuffle en chacun de nous Les bonnes pensées et paroles Pour louer ta grandeur. Puisses-tu toujours nous prodiguer Ta justice et ta protection De ton Olympe suspendue Là où les dieux séjournent Puisses-tu entendre ces quelques mots Et recevoir mes remerciements. Tags : hymne Zeus priere
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La chasse : Ajouté le 27/3/2009 à 10:13

De José Maria de Hérédia
La chasse
Le quadrige, au galop de ses étalons blancs, Monte au faîte du ciel, et les chaudes haleines Ont fait onduler l'or bariolé des plaines. La Terre sent la flamme immense ardre ses flancs.
La forêt masse en vain ses feuillages plus lents ; Le Soleil, à travers les cimes incertaines Et l'ombre où rit le timbre argentin des fontaines, Se glisse, darde et luit en jeux étincelants.
C'est l'heure flamboyante où, par la ronce et l'herbe, Bondissant au milieu des molosses, superbe, Dans les clameurs de mort, le sang et les abois,
Faisant voler les traits de la corde tendue, Les cheveux dénoués, haletante, éperdue, Invincible, Artémis épouvante les bois.
Tags : artemis heredia diane chasse poeme poesie
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Artémis : Ajouté le 4/3/2009 à 21:03

Un superbe poème de José Maria de Hérédia sur la déesse de la chasse.
L'âcre senteur des bois montant de toutes parts, Chasseresse, a gonflé ta narine élargie, Et, dans ta virginale et virile énergie, Rejetant tes cheveux en arrière, tu pars !
Et du rugissement des rauques léopards Jusqu'à la nuit tu fais retentir Ortygie, Et bondis à travers la haletante orgie Des grands chiens éventrés sur l'herbe rouge épars.
Et, bien plus, il te plaît, Déesse, que la ronce Te morde et que la dent ou la griffe s'enfonce Dans tes bras glorieux que le fer a vengés ;
Car ton coeur veut goûter cette douceur cruelle De mêler, en tes jeux, une pourpre immortelle Au sang horrible et noir des monstres égorgés. Tags : chasse deesse diane artemis heredia
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Hellas de Louis Ménard : Ajouté le 16/1/2009 à 14:34

Hellas
De l'antre de la nuit sortait la blonde aurore ; La lutte de l'hiver et du joyeux printemps Aux grands échos du ciel retentissait encore Devant les jeunes Dieux fuyaient les vieux Titans.
Du limon fécondé par de chaudes haleines La race des Héros naissait sur les hauteurs, Et les peuples nouveaux descendaient dans les plaines, Et sous leurs pas germaient les hymnes et les fleurs.
Un brouillard d'or, du fond de l'humide vallée, Vers les splendeurs d'en haut montait comme un encens, Sur les cimes fumait la neige inviolée, Les chênes inclinaient leurs feuillages puissants.
A l'âpre odeur des monts, sous les forêts profondes, L'hyacinthe mêlait ses arômes dans l'air ; Les filles des sommets neigeux, les fraîches ondes, Dansaient dans les roseaux avec un rire clair.
Aux lointains bleus, du haut des sacrés promontoires, Les vents marins soufflaient sous l'azur éclatant ; Blanches comme l'écume au flanc des vagues noires, Les filles de la mer bondissaient en chantant.
Parmi les tourbillons d'argent du large fleuve, Les cygnes blancs voguaient ; le grand ciel radieux Enveloppait d'amour la terre vierge et neuve, Tout l'univers chantait la naissance des Dieux.
Nos voix accompagnaient son immense murmure Ses Dieux étaient nos Dieux et de l'humanité Il semblait s'exhaler, conte de la nature, Des effluves de force et de virginité.
Car la nature était pour nous colite une mère ; Bercés dans ses bras blancs, dormant sur ses genoux, Ses fils ne trouvaient pas encore sa coupe amère : Les Dieux des premiers jours étaient si près de nous !
Sur l'Olympe inondé des clartés de l'aurore On les voyait, baignés dans le matin vermeil, Conduisant le grand Chœur sur un rythme sonore, Et faisant circuler des frissons de réveil.
Dans l'éther lumineux et dans la mer profonde, Dans les antres sacrés, dans les champs, dans les bois, Ils étaient l'harmonie et la beauté dit monde, Ses principes vivants, ses inimitables lois.
Leur souffle nourrissait nos robustes poitrines, Ils nous enveloppaient de grâce et de beauté ; Ils versaient sur nos fronts leurs lumières divines, Et dans nos jeunes cœurs la sainte volupté.
Des amis indulgents, non des maîtres sévères ! Calmes, beaux comme nous, souriant à nos jeux ; Et, comme les aînés guident leurs jeunes frères, Ils descendaient vers nous et nous montions vers eus.
Quand l'Orient versait comme des avalanches Sur notre sol sacré ses peuples destructeurs, La lance au poing, du haut des acropoles blanches, Ils combattaient pour nous, les Dieux libérateurs.
Comme ils méritaient bien l'amour d'un peuple libre ! Q'un long concert s'élève autour de leur autel ! Des fêtes et des jeux ! que chaque lyre vibre ! La terre ne sera jamais si près du ciel.
Dieux heureux, dont le culte était la joie humaine, Les danses, les chansons et les vierges en chœur, Les athlètes puissants luttant nus sur l'arène, Et les fronts couronnés, et la santé du cœur,
Et surtout le respect des glorieux ancêtres, Des héros immortels, gardiens de la cité, Et l'ardente fierté d'un grand peuple sans maître, Et les mâles vertus : Justice et Liberté.
Qu'êtes-vous devenus, temples, sacrés portiques Dieux de marbre vêtus, si jeunes et si beaux, Sauvage puberté des fortes républiques, Culte austère et pieux des illustres tombeaux ?
On ne cherchera plus dans les formes sacrées La révélation de l'ordre universel ; On n'entend plus la vois des lires inspirées, Et la Liberté dort d'un sommeil éternel.
Le phare qui brillait dans la nuit de l'histoire, S'est éteint pour jamais sous les vents déchaînés, Et le monde vieilli, plongé dans l'ombre noire, Ne retrouvera plus ses Dieux abandonnés.
Ils ne parleront plus dans les bois prophétiques ; Le lugubre avenir en vain rappellera L'art exilé du monde et les vertus antiques, Trésors perdus que nul regret ne nous rendra.
Mais vous, débris muets de sublimes pensées, Marbres épars, quel est le chemin qui conduit Vers l'âge d'or perdu, les croyances passées, L'Élysée, où s'en va ce que l'homme a détruit ?
Par delà deux mille ans, loin des siècles serviles, J'irais, je volerais sur les ailes des vents, Vers les temples de marbre et vers les blanches villes, Chez les grands peuples morts, meilleurs que les vivants.
Dieux heureux, qu'adorait la jeunesse du monde, Que blasphème aujourd'hui la vieille humanité, Laissez-moi me baigner dans la source féconde Où la divine Hellas trouva la vérité !
Laissez-nous boire encore, nous, vos derniers fidèles, Dans l'urne du symbole où s'abreuvaient les forts. Vos temples sont détruits, mais, ô Lois éternelles ! Dans l'Olympe idéal renaissent les Dieux morts.
Renaissez, jours bénis de la sainte jeunesse, Échos d'airs oubliés, brises d'avril en fleur ! La menteuse espérance a-t-elle une promesse Qui vaille un souvenir au plus profond du cœur ?

Tags : hellas louis menard poesie
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Prière de l'empereur Julien à Cybèle : Ajouté le 15/12/2008 à 10:55

Une très belle prière de l'empereur Julien à la mère des dieux, Cybèle, déesse-mère phrygienne de la fécondité, équivalent des déesses grecques Gaïa et Rhéa. Cette sculpture la représente chevauchant une lionne, qui est l'animal qui l'accompagne habituellement.
«Ὦ θεῶν καὶ ἀνθρώπων Μῆτερ, ὦ τοῦ μεγάλου Σύνθωκε καὶ Σύνθρονε Διός, ὦ Πηγὴ τῶν νοερῶν θεῶν, ὦ τῶν νοητῶν ταῖς ἀχράντοις οὐσίαις συνδραμοῦσα καὶ τὴν κοινὴν ἐκ πάντων αἰτίαν παραδεξαμένη καὶ τοῖς νοεροῖς ἐνδιδοῦσα, Ζωογόνε Θεὰ καὶ Μῆτις καὶ Πρόνοια καὶ τῶν ἡμετέρων ψυχῶν Δημιουργέ, ὦ τὸν μέγαν Διόνυσον ἀγαπῶσα καὶ τὸν Ἄττιν ἐκτεθέντα περισωσαμένη καὶ πάλιν αὐτὸν εἰς τὸ γῆς ἄντρον καταδυόμενον ἐπανάγουσα, ὦ πάντων μὲν ἀγαθῶν τοῖς νοεροῖς ἡγουμένη θεοῖς, πάντων δὲ ἀποπληροῦσα τὸν αἰσθητὸν κόσμον, πάντα δὲ ἡμῖν ἐν πᾶσιν ἀγαθὰ χαρισαμένη, δίδου πᾶσι μὲν ἀνθρώποις εὐδαιμονίαν, ἧς τὸ κεφάλαιον ἡ τῶν θεῶν γνῶσίς ἐστι, κοινῇ δὲ τῷ Ῥωμαίων δήμῳ μάλιστα μὲν ἀποτρίψασθαι τῆς ἀθεότητος τὴν κηλῖδα, πρὸς δὲ καὶ τὴν τύχην εὐμενῆ συνδιακυβερνῶσαν αὐτῷ τὰ τῆς ἀρχῆς πολλὰς χιλιάδας ἐτῶν, ἐμοὶ δὲ καρπὸν γενέσθαι τῆς περὶ σὲ θεραπείας ἀλήθειαν ἐν τοῖς περὶ θεῶν δόγμασιν, ἐν θεουργίᾳ τελειότητα, πάντων ἔργων, οἷς προσερχόμεθα περὶ τὰς πολιτικὰς καὶ στρατιωτικὰς τάξεις, ἀρετὴν μετὰ τῆς Ἀγαθῆς Τύχης καὶ τὸ τοῦ βίου πέρας ἄλυπόν τε καὶ εὐδόκιμον μετὰ τῆς Ἀγαθῆς Ἐλπίδος τῆς ἐπὶ τῇ παρ´ ὑμᾶς πορείᾳ.»
Ô Mère des dieux et des hommes, ô toi qui es assise sur le siège et sur le trône du grand Zeus ô source des dieux intelligents, ô toi qui l'unis aux substances pures de tous les êtres intelligibles, pour former de toutes une cause génératrice, dont tu communiques la puissance aux êtres intelligents, déesse de la vie, sagesse, providence, procréatrice de nos âmes; ô toi qui aimes le grand Dionysos, qui sauvas Attis exposé sur les eaux, et qui le rappelas vers toi plongé dans l'antre de la terre; ô toi qui mets les dieux intelligents en possession de tous les biens, qui ornes et remplis de tes dons tout ce monde visible, et qui répands sur nous tous toutes tes faveurs, accorde à tous les hommes le bonheur, dont la base est la connaissance des dieux, et au peuple romain surtout, le commun avantage d'effacer la tache de l'impiété, et de voir Tychè bienveillante favoriser son gouvernement pendant. des milliers de siècles. Et moi, puissé-je, comme fruit de mon dévouement à ton culte, recueillir la vérité dans ma croyance aux dieux, la perfection dans l'observance de mes devoirs théurgiques ! Puissions-nous, après avoir surpassé en vertu et en bonheur tous ceux qui marchent dans les voies politiques et militaires, arriver au terme de la vie sans douleur, mais avec gloire et la douce espérance de parvenir enfin jusqu'à toi! Tags : rhea gaia cybele mere des dieux julien l apostat empereur julien polytheisme paganisme hymne priere
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