Un poème d'Hugues Rebell

5/9/2012

Hugues Rebell, écrivain françaisHugues Rebell, ecrivain français

 

Un poème peu connu de l'écrivain français Hugues Rebell (1867-1905), qui critique Calvin et ses valeurs, dans une optique qu'on peut rapprocher de celle de Nietzsche.

 

Toute la grande misère de ce siècle, c’est toi, Calvin, c’est toi misérable qui
l’as faite !
Quand l’humanité commençait à se délivrer de Jésus, à se délivrer de Paul,
tu es venu étouffer sa force ; mais nous finirons peut-être par t’étouffer à ton tour.
Nous déchirerons les redingotes grotesques de tes ministres ;
nous ferons des édits somptuaires contre le noir, le chagrin, la ridicule solennité
et nous couvrirons de fresques païennes et de claires tentures les murs blancs de tes temples
pour installer à la place du crucifié la sainte Vénus, le saint Amour.
Puis nous brûlerons les livres graves, lourds et pédantesques de tes savants
et nous canoniserons le Soleil, la poésie et la joie.
Alors on dira : « Les dieux et les déesses sont revenus,
car sur le gazon frais,
des nymphes et des satyres couronnés de roses se seront mis à danser ».

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Comments

Max C Burger, le 22-09-2016 à 07:25:22 :

Nice post

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